Notre programme KOUSSÉRI
Des applications territoriales d’un même principe d’autonomie sociale.

CADRAGE TERRITORIAL
KOUSSÉRI
Projet de centre territorial — Région de l’Extrême-Nord, Cameroun
Localisation et contexte territorial
Kousséri est située dans le département du Logone-et-Chari, Région de l’Extrême-Nord, à la frontière avec le Tchad et dans la continuité immédiate de N’Djamena. La ville se trouve sur le corridor Douala/Kribi – N’Djamena, l’un des grands axes de circulation des marchandises entre le Cameroun et le Tchad.
Le territoire de l’Extrême-Nord est également confronté à des défis importants de résilience, d’accès aux services essentiels, d’emploi et d’adaptation climatique. Dans ce contexte, les activités économiques locales et transfrontalières peuvent devenir un levier concret d’autonomisation lorsqu’elles sont mieux structurées et reliées aux marchés.
Pourquoi Kousséri ?
Le choix de Kousséri est lié à son caractère frontalier, à la proximité immédiate du marché de N’Djamena, à l’importance du commerce transfrontalier et au potentiel d’un programme associant production, sécurité alimentaire, stockage, organisation des productrices et accès aux débouchés.
Comme à Garoua-Boulaï, le projet vise à utiliser la dynamique du corridor non comme une fin en soi, mais comme une opportunité pour renforcer la capacité économique des femmes et des communautés qui vivent autour de ces échanges.
La réponse sociale envisagée : Les Bâtisseuses des Frontières
Le centre territorial de Kousséri doit constituer un espace de formation, d’accompagnement et de structuration économique pour les femmes et jeunes filles. Il pourra assurer des fonctions de formation technique, d’éducation financière, d’appui entrepreneurial, d’organisation en groupements ou coopératives, de collecte, de contrôle qualité, de stockage et de mise en relation avec les marchés.
La production doit rester ancrée dans les villages et les zones de production. Le centre intervient alors comme plateforme de services et de mise en marché, afin d’éviter que chaque productrice supporte seule les contraintes d’approvisionnement, de conservation, de qualité, de transport et de commercialisation.
L’infrastructure de revenus
Les activités définitives seront arrêtées après diagnostic et concertations. Les axes étudiés concernent notamment l’agriculture, l’élevage, le stockage et la conservation des productions, ainsi que leur transformation et leur commercialisation lorsque les conditions économiques le justifient.
Le modèle économique reste celui des Bâtisseuses des Frontières : le financement initial installe les outils et l’accompagnement ; la production rémunère les bénéficiaires ; la commercialisation contribue ensuite progressivement au fonctionnement, au fonds de roulement et au développement du réseau.
Construire le projet avec le territoire
ISA ne souhaite pas définir à distance les priorités de Kousséri. Le cadrage doit associer les autorités administratives et municipales, les services sociaux et techniques, les organisations de femmes, les producteurs et éleveurs, les commerçants, transporteurs, acteurs associatifs et autres parties prenantes du territoire.
Les concertations permettront de déterminer le besoin social prioritaire, les filières les plus viables, le rôle précis du futur centre et les infrastructures réellement nécessaires. Tant que cette étape n’est pas achevée, le site internet doit présenter Kousséri comme une implantation en cadrage territorial.
Phase actuelle
dentification des acteurs, prise de contact, préparation des concertations et définition du cadre d’étude du futur centre territorial.