Nos programmes

Des applications territoriales d’un même principe d’autonomie sociale.

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Le premier centre pilote est en cours de développement. D’autres implantations territoriales sont à l’étude.

Un même principe, des réponses différentes selon les territoires


Impact sur l’Avenir ne cherche pas à reproduire un centre identique d’une région à l’autre. Chaque implantation part des réalités du territoire : besoins sociaux, accès aux services essentiels, ressources disponibles, contraintes géographiques, compétences locales et débouchés économiques.
Le centre social et l’infrastructure de revenus sont donc conçus ensemble. Les activités économiques retenues doivent répondre aux réalités locales et contribuer progressivement au fonctionnement, à la consolidation et au développement de la mission sociale.

Nos différents programmes

Centre pilote — Commune d’Essé, Région du Centre, Cameroun

Localisation et contexte territorial

Nkolavolo II – Ndoumzock est un village rural situé dans la commune d’Essé, département de la Mefou-et-Afamba, Région du Centre. Le site retenu pour le Centre pilote se trouve à environ 3 km de la route bitumée. La zone n’est pas raccordée au réseau électrique et la couverture téléphonique y reste difficile, ce qui impose d’intégrer dès la conception des solutions autonomes pour l’énergie, l’eau et les communications.

Au lancement du projet, l’offre éducative locale était fortement fragilisée. L’école publique voisine, qui constitue l’infrastructure éducative de proximité pour les enfants de la zone, était fermée depuis trois ans. Cette situation illustre les difficultés d’accès à des services sociaux durables dans le village et les localités environnantes.

Pourquoi Nkolavolo II ?

Le choix de Nkolavolo II repose sur plusieurs facteurs complémentaires : les besoins exprimés par la communauté, la localisation rurale du village, la disponibilité d’un espace suffisamment important pour développer simultanément les infrastructures sociales et productives, ainsi que la possibilité de construire un projet utile au Centre mais également à son environnement immédiat.

Le Centre pilote a ainsi été pensé non comme une structure isolée, mais comme un point d’appui pouvant progressivement renforcer l’éducation, l’activité économique et les services disponibles autour du village.

La réponse sociale

Le Centre pilote ISA a pour mission d’accueillir, protéger et accompagner des enfants vulnérables, notamment des enfants abandonnés, orphelins ou privés d’un environnement familial suffisamment protecteur. Sa capacité initiale est d’environ 80 enfants, avec une montée en capacité progressive.

Le dispositif comprend les espaces nécessaires à la vie quotidienne et à l’accompagnement : hébergement, cuisine, réfectoire, installations sanitaires, espaces d’éveil et d’apprentissage, ainsi que des activités technologiques, artistiques, culturelles et sportives. L’objectif est d’assurer une prise en charge complète tout en maintenant une forte intégration avec la communauté locale.

Éducation et ancrage communautaire

La Fondation a réorienté son projet éducatif afin de ne pas créer une infrastructure parallèle lorsqu’une école publique existe déjà à proximité. La priorité a donc été donnée à la réhabilitation et à la remise en service de l’école publique voisine, fermée depuis trois ans, afin qu’elle puisse accueillir à la fois les enfants du Centre et ceux des villages environnants.

Cette approche permet de faire de l’investissement social un outil au bénéfice de l’ensemble de la communauté et de renforcer une infrastructure publique existante plutôt que de la contourner.

L’infrastructure de revenus

Pour contribuer progressivement au fonctionnement du Centre, plusieurs activités génératrices de revenus sont prévues et seront développées par étapes :

  • Pisciculture : production de poissons dans des bassins dédiés, avec montée en puissance progressive de l’exploitation.
  • Fossiculture : développement progressif de l’activité prévue sur le site, en complément de la pisciculture et des autres productions.
  • Porciculture : développement ultérieur d’un élevage porcin adapté aux capacités du site et aux débouchés identifiés.
  • Aviculture : mise en place progressive d’une production avicole en complément des autres activités du Centre.
    Ces activités ne remplacent pas les financements extérieurs nécessaires à la construction et à l’équipement. Elles ont vocation à créer progressivement une capacité propre de contribution aux charges du Centre.
Phase actuelle

Finalisation progressive des infrastructures, réhabilitation de l’école publique, préparation du lancement opérationnel du Centre et mise en place des premières activités génératrices de revenus.

Projet de centre territorial — Région de l’Est, Cameroun

Localisation et contexte territorial

Garoua-Boulaï est une ville frontalière de la Région de l’Est, située sur l’axe Cameroun – République centrafricaine et sur le corridor Douala – Bangui. Sa position en fait un point important de passage des personnes, des marchandises et des productions entre le Cameroun et la République centrafricaine.

Cette dynamique économique coexiste avec des vulnérabilités sociales et avec un besoin de mieux connecter les populations locales – notamment les femmes et les jeunes filles – aux opportunités créées par l’agriculture, l’élevage, la transformation, le commerce et les flux transfrontaliers.

Pourquoi Garoua-Boulaï ?

Le territoire a été retenu pour le cadrage du programme Les Bâtisseuses des Frontières en raison de sa position stratégique sur un corridor régional, de l’importance des échanges avec la République centrafricaine et de la possibilité de relier davantage la production locale à des débouchés structurés.

L’objectif n’est pas d’y reproduire le Centre de Nkolavolo II. ISA cherche au contraire à construire un modèle spécifique à une zone frontalière, dans lequel l’autonomisation économique des femmes et le développement de filières locales deviennent le cœur de la réponse sociale.

La réponse sociale envisagée : Les Bâtisseuses des Frontières

Le programme vise prioritairement les femmes et les jeunes filles des zones frontalières. Il doit permettre de faire émerger des productrices organisées, techniquement compétentes, accompagnées dans leur activité et reliées à des débouchés plus réguliers.

Le futur centre territorial est envisagé comme un point d’appui : formation, mise à disposition ou organisation des intrants, accompagnement technique, contrôle qualité, collecte, stockage, regroupement et commercialisation. La production, quant à elle, a vocation à rester largement implantée dans les villages et les bassins de production.

L’infrastructure de revenus

L’orientation de travail porte sur l’agriculture et l’élevage, complétés lorsque cela est pertinent par la transformation, le stockage, la conservation et la commercialisation. Les filières précises ne sont toutefois pas arrêtées à ce stade : elles doivent être sélectionnées après les concertations territoriales, en fonction des ressources disponibles, des compétences locales, des contraintes techniques et des débouchés réels.

Le mécanisme recherché est simple : les productrices sont rémunérées pour leurs productions conformes ; la Fondation organise le regroupement et la commercialisation ; une partie des marges contribue ensuite à financer l’encadrement, la logistique, les intrants, le suivi, le fonds de roulement et l’extension progressive du programme.

Construire le projet avec le territoire

La phase actuelle est volontairement consacrée à l’écoute. Les autorités locales, services techniques, acteurs sociaux, organisations de femmes, producteurs, éleveurs, commerçants, transporteurs, associations et autres parties prenantes doivent être consultés avant de figer le contenu du centre.

Le site précis, les infrastructures à construire et les filières prioritaires seront donc définis à l’issue de ce travail de cadrage. Cette transparence doit rester visible sur le site internet : Garoua-Boulaï est aujourd’hui un projet territorial en préparation, et non un centre déjà construit.

Phase actuelle

Prise de contact avec les acteurs du territoire, préparation des concertations locales et cadrage du modèle économique et social. Les concertations sont prévues entre le 1er et le 30 septembre 2026.

Projet de centre territorial — Région de l’Extrême-Nord, Cameroun

Localisation et contexte territorial

Kousséri est située dans le département du Logone-et-Chari, Région de l’Extrême-Nord, à la frontière avec le Tchad et dans la continuité immédiate de N’Djamena. La ville se trouve sur le corridor Douala/Kribi – N’Djamena, l’un des grands axes de circulation des marchandises entre le Cameroun et le Tchad.

Le territoire de l’Extrême-Nord est également confronté à des défis importants de résilience, d’accès aux services essentiels, d’emploi et d’adaptation climatique. Dans ce contexte, les activités économiques locales et transfrontalières peuvent devenir un levier concret d’autonomisation lorsqu’elles sont mieux structurées et reliées aux marchés.

Pourquoi Kousséri ?

Le choix de Kousséri est lié à son caractère frontalier, à la proximité immédiate du marché de N’Djamena, à l’importance du commerce transfrontalier et au potentiel d’un programme associant production, sécurité alimentaire, stockage, organisation des productrices et accès aux débouchés.

Comme à Garoua-Boulaï, le projet vise à utiliser la dynamique du corridor non comme une fin en soi, mais comme une opportunité pour renforcer la capacité économique des femmes et des communautés qui vivent autour de ces échanges.

La réponse sociale envisagée : Les Bâtisseuses des Frontières

Le centre territorial de Kousséri doit constituer un espace de formation, d’accompagnement et de structuration économique pour les femmes et jeunes filles. Il pourra assurer des fonctions de formation technique, d’éducation financière, d’appui entrepreneurial, d’organisation en groupements ou coopératives, de collecte, de contrôle qualité, de stockage et de mise en relation avec les marchés.

La production doit rester ancrée dans les villages et les zones de production. Le centre intervient alors comme plateforme de services et de mise en marché, afin d’éviter que chaque productrice supporte seule les contraintes d’approvisionnement, de conservation, de qualité, de transport et de commercialisation.

L’infrastructure de revenus

Les activités définitives seront arrêtées après diagnostic et concertations. Les axes étudiés concernent notamment l’agriculture, l’élevage, le stockage et la conservation des productions, ainsi que leur transformation et leur commercialisation lorsque les conditions économiques le justifient.
Le modèle économique reste celui des Bâtisseuses des Frontières : le financement initial installe les outils et l’accompagnement ; la production rémunère les bénéficiaires ; la commercialisation contribue ensuite progressivement au fonctionnement, au fonds de roulement et au développement du réseau.

Construire le projet avec le territoire

ISA ne souhaite pas définir à distance les priorités de Kousséri. Le cadrage doit associer les autorités administratives et municipales, les services sociaux et techniques, les organisations de femmes, les producteurs et éleveurs, les commerçants, transporteurs, acteurs associatifs et autres parties prenantes du territoire.

Les concertations permettront de déterminer le besoin social prioritaire, les filières les plus viables, le rôle précis du futur centre et les infrastructures réellement nécessaires. Tant que cette étape n’est pas achevée, le site internet doit présenter Kousséri comme une implantation en cadrage territorial.

Phase actuelle


dentification des acteurs, prise de contact, préparation des concertations et définition du cadre d’étude du futur centre territorial.

Des centres qui évoluent avec leur territoire

Nkolavolo II, Garoua-Boulaï et Kousséri illustrent trois contextes différents. Le premier est un Centre pilote déjà en développement dans un environnement rural ; les deux autres sont des projets de centres territoriaux encore en phase de cadrage, construits autour des réalités des zones frontalières.
Cette différence de maturité doit apparaître clairement. La page « Nos centres » doit informer sans donner l’impression que toutes les implantations sont au même stade.

Les informations présentées sur cette page sont mises à jour en fonction de l’avancement réel de chaque implantation.